Création de l'association
Notre création
1) Le choix de la forme juridique
Nous nous sommes constituées en association loi 1901 pour plusieurs raisons :
Tout d’abord car cette forme juridique représentait au mieux nos fondements. Les motivations de ce projet reposent sur un enthousiasme de deux étudiantes (l’une en histoire, l’autre en formation d’éducatrice spécialisée, par la suite rejointe par une étudiante en géographie et une étudiante en linguistique). Emues par cette langue et sensibles à cette culture nous avons diffusé notre intérêt et rencontré des personnes partageant nos objectifs. Le premier étant la diffusion de la LSF.
Ainsi nous avons été officiellement déclarées à la préfecture le 14 octobre 2003.
De plus, nous avons étudié les possibilités concrètes qu’un étudiant avait pour apprendre la LSF à Bordeaux. Nos universités n’ont pas les moyens de dispenser cet enseignement, les cours à l’INJS sont ouverts en priorité aux familles d’enfants sourds, et les associations tel que la SPPS (Service de la Promotion Professionnelle des Sourds) ou les IRIS (Institut de Recherches sur les Implications de la langue des Signes) proposent des stages du lundi au vendredi pour un coût d’environ 150 euros par stage (de 30heures). Il n’existe pas à Bordeaux un moyen adapté aux étudiants pour apprendre la LSF.
Nous avons réalisé un sondage au sein d’un restaurant universitaire sur les motivations des étudiants à participer à des cours de LSF à l’année en cours du soir et à l’université. En une journée (environ 5 heures) nous avons appris que sur les 123 étudiants ayant répondus : 31 seraient fortement intéressés, 56 serait plutôt intéressés et 36 seraient peu intéressés. Cette forte demande a justifié et motivé notre implication pour ce projet associatif.
Enfin prendre la forme d’une association permettait d’organiser un calendrier plus adéquat (cours du soir et selon les dates d’examen) et de pouvoir demander des subventions afin de réduire les tarifs pour les étudiants.
2) Le choix de sa domiciliation
Nous avons choisi de mettre en place notre projet à l’Université Michel de Montaigne (Bordeaux3), car c’est une université spécialisée dans la formation en langues et lettres. Symboliquement une association de LSF n’avait pas de meilleure place.
3) Le choix de tarifs peu onéreux
Pour devenir membre adhérent et contribuer à la réalisation du projet une cotisation de 1 euro (tarif 2005-2006) est obligatoire. Cette cotisation est une ressource financière pour l’association mais reflète également la représentation d’une mobilisation et d’un intérêt général pour cette cause.
Les cours sont payants à raison de 30 euros par an (tarif 2005/2006). Ce coût se veut modeste afin d’améliorer l’accessibilité de cette langue et offrir à tous une possibilité de participer à un enseignement de LSF.
Publicité